[GW2] Le Faucon va toujours de l'avant

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[GW2] Le Faucon va toujours de l'avant

Message par Turukáno le Lun 4 Nov 2013 - 0:44

Voici pour vous ce soir la présentation de Snjárfálki, Gardien Norn au service des Lucioles, et de sa famille ; j’y explique dans quelles circonstances le faucon est devenu ami avec un coléoptère.
C’est le premier RP que j’écris dans ce style, les rares que j’avais fait avant donnaient plus dans le registre épique.
Tout d’abord, même si je sais que l’une des règles du rp interdit de donner une ascendance trop noble à son personnage, le cas de Fálki est spécial : d’une part le côté « cheaté » de sa famille n’intervient pas dans son histoire, et d’autre part le personnage n’a pas été créé pour faire du rp, c’est le rp qui s’est adapté à la famille.
Je m’explique : Fálki n’est qu’un membre parmi d’autres dans un rp géant que je crée autour de ma famille depuis plusieurs mois, jouer à GW2 était l’occasion pour moi de le faire vivre, et pas l’inverse ^^
Et concernant la filiation avec Eir : je suis parfaitement conscient que certains vont être jaloux, mais cette idée m’a été proposée par El’ longtemps avant mon entrée dans GW2, si vous avez des réclamations adressez-vous au Gros-Plein-De-Bière :fouet: !

Ce récit est une partie de l’Histoire de Bwulf, dont on peut trouver un autre fragment ici ; pour en savoir plus sur la rencontre entre Bwulf et Elentar, vous pouvez aller voir par là. Et si par hasard (on sait jamais, vu les gens… Particuliers qu’on trouve dans le coin :evillaugh:) vous êtes intéressés par l’histoire « complète » de Bwulf, j’en détiens le manuscrit (ouais, je peux vous passer le pdf en gros Laughing ).



Le Faucon va toujours de l’avant

De la Maison Aulendur, ou comment Fálki entra chez les Lucioles


Automne 1351, dans les rues de l’Arche du Lion

   La fête d’Halloween battait son plein à l’Arche. Ici et là, les badauds flânaient dans les rues, arborant des costumes d’épouvante tous plus réussis les uns que les autres. L’ambiance était conviviale, et même la brise fraiche qui glissait sur la ville en ce début de soirée ne pouvait atténuer l’enthousiasme des habitants.

   Une délicieuse odeur émanait des quelques boutiques encore ouvertes, des rires fusaient de partout. Soudain, une scène attira l’attention : sur la Grand-place, un jeune Norn visiblement pressé venait de bousculer un énorme Charr à l’air bougon. S’étalant au milieu de la foule, le maladroit laissa s’échapper la citrouille sculptée qu’il portait, qui alla s’écraser contre une statue à son grand désappointement.
« ‘scusez » maugréa-t-il, ramassant les débris de la cucurbitacée.
Le félin cornu grogna, puis s’éloigna lourdement en pestant contre le manque de respect des jeunes.
   Les conversations reprirent de plus belle tandis que le Norn poursuivit son chemin, forçant l’allure : il avait rendez-vous à la taverne, or la nuit tombait et il n’aimait pas faire attendre ses amis. Agé de dix-huit ans, il était le plus jeune d’entre eux et leur vouait une grande admiration.

   Emmitouflé dans un grand manteau à fourrure, l’adolescent grimpa un escalier quatre à quatre. Un large chapeau lui recouvrait la tête, cachant son visage dans l’ombre : ses parents comptaient parmi les plus valeureux guerriers de la Harde, et si son propre visage n’était familier à aucun habitant de l’Arche, le timide gardien ne tenait pas à être identifié et comparé à eux.
   On disait de son père qu’il venait d’un continent lointain à l’Ouest de la Tyrie. C’était un personnage de légende : Bwulf Aulendur appartenait à une race divine que les Anciens nommaient Maiar. Il avait pris la forme d’un Norn lors de ses pérégrinations et s’était installé en Tyrie quelques décennies auparavant.
   Quant à sa mère, son nom était connu de toute la Harde : Eir Stegalkin, la célèbre rôdeuse, avait rencontré Bwulf lors d’une attaque menée par un Chaman vingt ans auparavant. Ils s’étaient mariés au printemps suivant, et de leur union naquit un Norn, il faut le dire, assez turbulent.

   Continuant sa course, le jeune Norn se remémora en souriant le récit que sa mère lui avait raconté tant de fois dans sa jeunesse : C’est en plein hiver, au cœur des Congères d’Antreneige, qu’Eir accoucha de lui. Elle le nomma Snjárfálki, ce qui dans une langue oubliée voulait dire « faucon de neige ». Au cours de son enfance, le fils de Bwulf s’attira les moqueries de ses camarades Norns en raison de sa petite taille et de l’origine de son père, inconnue pour eux ; il avait peu de vrais amis et s’enferma sur lui-même, préférant passer son temps à s’entrainer pour pouvoir réaliser son rêve : rejoindre la Harde, avec laquelle combattaient ses parents.

   Fálki, comme ses proches l’appelaient, montra bien vite qu’il avait acquis les capacités du faucon : il avait hérité de la vitesse de son père et la précision de sa mère. Malheureusement, ces qualités étaient assombries par une grande impulsivité et un attrait certain pour l’alcool, ce qui lui avait valu maintes représailles de la part de ses parents.
   Fálki frissonna au souvenir du jour où, totalement saoul, il provoqua la moitié de son clan en duel. La raclée qu’il se prit ne fut rien en comparaison de la sévère réprimande qu’Eir lui administra par la suite.

   Arrivé devant la porte de la Taverne du Nichoir à corbeaux, Fálki hésita un moment : son ami lui avait dit être venu avec sa guilde, une bande de joyeux drilles appelés les « Lucioles Automnales ». « Drôle de nom », pensa le Gardien. « Et cette troupe de coléoptères est venue me rencontrer ? Il parait qu’ils se réunissent souvent dans ce vieux bateau ; si je peux trouver d’autres compagnons pour partir en groupe à l’aventure, ça sera plus sympa ! »
   Laissant là ses pensées, Fálki entra dans le bateau et se dirigea vers la pièce principale. En cette soirée d’Halloween, le bar était plein à craquer et les décorations posées pour l’occasion ne faisaient que bloquer le passage. L’atmosphère était empli de relents d’alcool et le gourmand Norn se plaisait à humer le merveilleux fumet de sanglier qui semblait sortir d’une casserole, derrière le tavernier.

   Fálki se dirigeait, non sans mal, vers le comptoir lorsqu’il entendit, malgré le brouhaha incessant, un rire qu’il reconnaitrait entre tous. Se retournant, il vit un grand Norn brun le héler, affalé sur une chaise entouré d’une bonne dizaine de chopes vides. Autour de la table se trouvait un équipage hétéroclite où chaque race se trouvait représentée. Fálki se tourna en souriant vers celui qui l’avait appelé, et lui lança un « Salut El’ !» tonitruant.

   Elentar, dit le « Gros-Plein-De-Bière », était un Norn de 36 ans, ami de Fálki de longue date. Longtemps avant la naissance de ce dernier, lorsqu’Elentar avait 4 ans, il s’était retrouvé mêlé malgré lui à une bagarre avec un Charr qui menaçait de le tuer ; tout jeune, il n’avait pu être sauvé que grâce à l’aide de Bwulf. C’est ainsi qu’ils se connurent et qu’Elentar entra, sous la tutelle de Bwulf, dans la Harde.

   A côté de lui, Fálki reconnut Akinoria, une Sylvarie, copine d’Elentar. Il avait eu l’occasion de la croiser à Hoelbrak ou à l’Arche, et la salua avec enthousiasme. Le reste du groupe lui était inconnu, mais le timide Gardien les salua à leur tour avant de s’asseoir parmi eux.
La soirée fut des plus joyeuses, le groupe apprécia le Broyé bordel qu’un Sylvari du nom de Thauma avait apporté, tandis que la bière continuait de couler à flot.

   Pendant ce temps, à une table voisine cachée par un panneau de bois,  un autre groupe d’aventuriers discutait avec animation. L’un d’eux, un petit Charr au pelage rayé couleur tigre, venait de reconnaitre Snjárfálki et en faisait part à ses camarades. Le nom de Bwulf ne leur était pas inconnu, car certains d’entre eux (des Charrs pour la plupart) étaient présents 32 ans auparavant, lors de la bagarre qui opposa le Maia à la créature poilue ; ils gardaient encore en mémoire le puissant coup qui avait été asséné sur la tête de leur semblable.

« Ce crétin d’Ulfrazz ! » Gronda l’un d’eux à l’évocation de cet incident. « Bah ! Il n’a eu que ce qu’il méritait, ce bon-à-rien n’a jamais su se tenir en société. Une honte à notre espèce !
- Et il ne l’a pas vu venir
, ricana le tigré. Vous vous souvenez du coup de la chope ? Ce Norn… Pas étonnant qu’on lui ait donné le surnom de Vent-de-Fer !
- Il parait que ce Bwulf est très ami avec un Asura, chuchota un grand Charr noir. Franchement… Qui aimerait avoir ces lutins dans les pattes ? Ils ne sont utiles qu’à la broche !
- J’ai entendu ça, oui… Un satané voleur, il s’appelle Eotengram
(NDLA : « tueur de géants ») et on dit que c’est le thane de l’épée du fils de Bwulf. Eotengram ! Ne me faites pas croire qu’il s’attaque aux Jotuns, il doit tout juste avoir la taille pour se mesurer à un Humain !
- Oh tu sais, pour ces gnomes, même un Humain est un géant ! »
La bête couleur cendre partit dans un grand éclat de rire : « et c’est ça que le soi-disant héros de Tyrie a pris comme écuyer ? Ils ne doutent de rien ces gens-là !
- J’ai entendu d’autres histoires sur ce Snjárfálki, chuchota un Sylvari aux cheveux d’or attablé avec les Charrs. Vous saviez qu’il a une sœur ? Elle s’appelle Isilwen (NDLA : « jeune fille de la Lune), car on dit qu’elle adore contempler la Lune, couchée dans l’herbe. C’est beau, d’être en communion avec la natu…
- Des énormes stupidités, oui !
Eructèrent les félins en chœur. Combattre, voilà le vrai sens de la vie !
- Il y a quelque chose que je ne comprends pas
, continua le Sylvari sans se soucier de l’interruption. On n’en parle jamais comme d’une Norn, pourtant c’est bien la fille d’Eir !
- Il y a une théorie là-dessus
, lui répondit une élémentaliste humaine. Certains disent que son père ne serait… Pas de ce monde. Bien sûr, c’est une légende. Mais elle raconte qu’au vu de sa nature, ses enfants ont dû choisir leur destinée, et ils auraient pris des voies différentes. Au port l’autre jour, un marchand racontait que la fille pourrait bien avoir une espérance de vie bien plus longue que la normale. Mais ce ne sont que des suppositions ».

   De l’autre côté du panneau, les cul-brillants et leur invité continuaient leurs discussion sans queue ni tête. Fálki était à présent assailli de questions, car les Lucioles désiraient en savoir plus sur lui. Il fut bien malmené mais souriait intérieurement : c'est bon, ce groupe était aussi fêlé du bulbe que lui ! Le jeune aspirant répondit à tous jusqu’à ce que le flot de questions s’essouffle. Alors un ingénieur Asura nommé Uriel interpella le Norn :
« Bien, donc Snaifeaghki-machin… Le nouveau, tu désires rejoindre les Lucioles ? Pour cela il te faudra me passer sur le corps ! Je te défie en duel, demain à dix heures, rendez-vous à la Grand-place ! »

   La soirée se termina avec Elentar et Fálki hurlant des chansons paillardes devant des clients à l’air ahuri.

   Le lendemain, Snjárfálki se présenta dans l’arène où allait se dérouler le combat. Il était excité, il allait vivre son premier duel officiel en tant que prétendant à la guilde et à la Harde ; son esprit Norn l’obligeait à faire bonne figure, et c’est ce qu’il était en train de se répéter lorsque les membres de la guilde s’installèrent dans les gradins entourant l’arène.
   Uriel arriva bientôt, transportant tout son matériel derrière lui. En voyant son adversaire du jour, il eut un demi-sourire et lança : « Salut… Schnafaltruc ! Es-tu prêt à souffrir ? »

   Les deux duellistes se firent face, se jaugeant du regard. Puis, sans prévenir, Fálki bondit en avant, balançant son espadon en direction de l’Asura alors que celui-ci se mettait à fuir ; mais, en bon ingénieur, il avait tout prévu : des explosifs déposés par ses soins projetèrent Fálki contre un mur, Avant qu’Uriel ne se mette à lui tirer dessus.
   Pris sous un déluge de feu et de poudre, Fálki se redressa et joua de son espadon, espérant pouvoir se protéger suffisamment pour se soigner ; mais en dépit de sa fougue, il n’avait pas l’expérience de l’Asura, et le combat tourna court.

   Par deux fois, le Norn tenta de percer l’armure de son adversaire, et par deux fois il fut mis à terre. Alors il se passa une chose à laquelle aucun des deux combattants ne s’attendait : un Sylvari entra dans l’arène et entreprit d’attaquer Uriel. A deux contre un, le duel était devenu inégal, mais l’Asura tint bon. Il vit cependant au dernier moment que Fálki s’était relevé et venait vers lui au pas de course ; le Gardien fit tournoyer son arme, atteignant Uriel en plusieurs points de l’armure et réussissant enfin, dans des circonstances particulières, à lui faire toucher terre.

   Amusé par la situation, l’ingénieur eut un petit rictus qui se transforma bientôt en un rire franc ; il fut suivit par Fálki, puis l'assemblée vint partager leur hilarité. Tous venaient de prendre conscience du caractère atypique de ce « duel », et si Fálki l’avait perdu, sa tentative avait convaincu les adeptes du coléoptère qu’il était digne d’être un des leurs.

   C’est ainsi que Snjárfálki Bwulfsson, Gardien Norn de près de dix-neuf ans, entra au service de la puissante guilde des Lucioles Automnales. Son thane Eotengram fut également invité, tout comme sa sœur Isilwen, âgée de seulement 13 ans. En hommage à la guilde, et en souvenir de sa naissance un beau jour d’Automne, elle prit le nom Narquelion, qui signifiait « Automne » dans un dialecte ancien.

Turukáno, fils d’Isilwen

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