Histoire de la lignée de Pansedefer

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Histoire de la lignée de Pansedefer

Message par Adhémar le Jeu 11 Avr 2013 - 18:33

Note de l'auteur :

Ce BG est celui d'un ancien perso sur un autre jeu, il n'a donc rien à voir avec Serbher Smile De plus il n'est pas terminé et ne le sera probablement jamais mais je l'aime bien donc vous pouvez y jeter un oeil et me dire ce que vous en pensez.


Biographie d'Endil « Pansedefer » de Dol Amroth
ou
Histoire des Chevaliers de Vieubosc

***

Chronologie de la lignée des Chevaliers de Vieubosc :

2890 TA : Naissance de Serbher Pansedefer, fils de Krather Pansedefer.
2926 TA : Naissance de Gondil, fils de Lendil et Leniel.
2929 TA : Naissance de Myrnielle, fille de Tendir et Veline.
2951 TA : Naissance du Chevalier d'Estaing.
2966 TA : Naissance de Meneliath, fils de Gondil et Myrnielle.
2970 TA : Naissance de Lelyane, fille de Hamdil et Neowyn.
2973 TA : Naissance d'Arcedor, de parents inconnus.
2981 TA : Départ de Meneliath du Vieubosc, il est pris en tutorat par le Chevalier d'Estaing.
2984 TA : Combat entre Meneliath et le Chevalier d'Estaing. Adoubement de Meneliath.
2986 TA : Retour de Meneliath au Vieubosc, dont il reprend les reines suite au décès de Gondil, son père.
2990 TA : Adoubement d'Arcedor, par Meneliath, pour service rendu. Décès de Myrnielle.
2991 TA : Naissance d'Endil, fils de Meneliath et Lelyane.
2993 TA : Rencontre de Meneliath et Serbher Pansedefer.
2997 TA : Décès de Meneliath et Lelyane, Endil est pris en charge par Serbher.
3003 TA : Serbher se décharge du jeune Endil, qui est pris en charge pas Arcedor, secondé par Elinne.
3016 TA : Endil est adoubé. Arcedor décède.
3018 TA : Endil, connu sous le surnom de Pansedefer, accompli quelques prouesses dans la terre du milieu...

***

Chapitre Premier
Gondil, Myrnielle et Vieubosc


Gondil et sa garde, Vieubosc, 2940 TA

C'était au printemps, un 23 Mai, le plus radieux que Myrnielle n'eut jamais connu. Le ciel brillait, aucun nuage à l'horizon, les oiseaux chantaient gaiement comme fêtant l'heureuse nouvelle, même l'océan semblait s'être tû : les vagues, qui habituellement se fracassaient contre la falaise sous le manoir, se contentaient de s'agiter en rouleaux maigrelets et sans force. Les rayons du soleil illuminaient la chambre à coucher des maîtres de maison et se reflétaient sur la chevelure blonde de la femme, la faisant briller de milles éclats. Elle souriait, elle riait même en voyant les larmes de joie couler sur les joues de Gondil, son époux. Lui qui avait toujours été fort, brave, dur parfois, pour la première fois elle le voyait pleurer. Il était beau, ses yeux sombres rougis par le bonheur, les larmes coulant sur son visage taillé dans le marbre. Son regard passait successivement de sa femme au petit tas de couvertures qu'elle tenait dans ses bras, et à l'intérieur... Son trésor, le plus précieux cadeaux que les Valar lui aient offert. Enfin, enfin il avait un enfant, un fils qui plus est ! Il y avait des années qu'il s'était résigné, sombrant chaque jour un peu plus dans la morosité. Il s'était longtemps cru infécond ; privé de descendance sa lignée disparaîtrait avec lui. Puis un jour, sa femme lui annonça l'heureuse nouvelle : elle était enceinte. Depuis ce jour il avait tout fait pour lui rendre la vie la moins pénible possible, il ne désirait pas perdre ce présent. Plus que tout, plus que sa vie, il lui fallait protéger sa famille de tout péril.

Et ces temps-ci il n'en manquait pas ! Cela faisait plusieurs années que les corsaires venus d'Umbar s'attaquaient aux côtes sud du Gondor. Ils avaient rejoint les armées du Seigneur Ténébreux et s'appliquaient à piller les villes côtières dans le but de diviser et d'user les forces de Minas Tirith, qui, chaque jour s'affaiblissait de plus en plus. Depuis toujours ce Royaume s'était dressé tel un rempart face au chaos venu de Mordor mais les hommes s'usaient et le Gondor, privé de roi, avait beaucoup perdu de sa splendeur, il était sur le déclin. Mais tout ses habitants ne manquaient pas de courage et chacun faisait de son mieux pour poursuivre cette mission : préserver la paix sur les Terres du Milieu. Certains luttaient en Ithilien, d'autres dans des expéditions en proche Harad, d'autres, moins habiles, forgeaient des armes ou cultivaient la terre, tous bien conscients que la paix et la liberté avaient un prix, un prix qu'il fallait savoir payer. Gondil lui, était Chevalier, son fief, VieuBosc, était situé à la pointe sud de Dor-en-Ernil, et vassal d'Adrahil, Prince de la cité de Dol Amroth. C'était une petite bande de terre, de quelques lieues à peine, peuplée principalement de cultivateurs, son cidre était réputé, ainsi que ses recettes locales. Mais plus que ses qualités gastronomiques, ce lieu revêtait une importance cruciale pour toute la région, en effet, il y avait là un manoir fortifié accolé à un vieux phare transformé en tour de guet. A chaque voile noire au large, on faisait sonner le tocsin et tout les hérauts courraient apporter la nouvelle sur toutes les terres du Prince. L'alerte ainsi donnée, les habitant pouvaient recevoir les corsaires avec tout les égard leur étant dû. Cette fonction avait valu à Gondil le surnom de « Gardien de Phare » parmi le cercle très privé de la Chevalerie, mais tous le savaient, sans ce travail, la cité ne pourrait dormir sur ses deux oreilles.

Mais ce 23 Mai, toutes ces pensées étaient bien loin de l'esprit de Gondil. Il était occupé à la contemplation de son fils. Il s'imaginait déjà chevauchant à ses cotés, lui apprenant le maniement de l'épée, lui inculquant l'histoire de ce pays, il le voyait parader devant les jeunes filles et surtout, il savait que ce fief aurait un dirigeant après sa propre mort, il savait que la tâche de veiller sur les côtes resterait dans la famille et continuerait à leur faire honneur. Du moins ainsi pensait-il...

A suivre...
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Re: Histoire de la lignée de Pansedefer

Message par Adhémar le Jeu 11 Avr 2013 - 18:37

Chapitre second
Une descendance digne de tout les espoirs


Meneliath de Dol Amroth au combat, 2993 TA.

L'enfant grandissait, et ses parents vieillissaient. Meneliath, c'est le nom qui lui avait été donné, approchait sa première dizaine d'années quand son père atteignait sa cinquantième... Il n'était plus aussi fort qu'autrefois, et se voyait contraint de souvent déléguer les tâches les plus difficiles. Fort heureusement ses hommes étaient fidèles et ne manquaient pas de courage. Ils participèrent beaucoup à l'éducation militaire du jeune héritier, lui enseignant tout ce qu'ils savaient. Et le petit se montrait doué. Il était aussi habile avec une épée qu'avec les mots, curieux de tout, il ne rechignait jamais à parfaire ses connaissances ni son entraînement. Un jour il parvint même, du haut de ses dix ans, à renverser le capitaine de la garnison de VieuBosc qui n'en croyait pas ses yeux. Évidement le vieux militaire ne mettait jamais tout son savoir lors des joutes avec le petit Meneliath mais tout de même... Il n'y avait aucun doute que ce garnement serait un jour un Chevalier d'une exceptionnelle valeur.

Plus les saisons passaient et plus Gondil reposait ses espoirs sur son fils, parfois la pression semblait être bien trop lourde sur les épaules du jeune garçon qui ne savait comment avouer à son père que son cœur lui dictait d'aller faire ses preuves sous les ordres du Prince. Puis le jour arriva enfin où il atteignit l'âge d’être adoubé. Le garçon était tellement heureux d'aller recevoir son titre de Chevalier ! Sur la grande place de la cité, sous le regard du Prince Adrahil ! Il lui fallait être le plus beau, le plus fier, le plus resplendissant possible. Il avait lui même nettoyé et polit son armure plusieurs fois d'affilée, il avait affûté son épée et dressé un jeune étalon lui même en prévision de ce jour. Il touchait enfin à son rêve... Mais le vieux Gondil ne l'entendait pas de cette oreille, et l'âge, il faut bien l'admettre, l'avait rendu acariâtre, depuis sa tour il voyait que son fils avait d'autres horizons que celui de garder ce phare. Alors, pour lui éviter trop de frustration et pour écarter la possibilité que son fils échappe au destin que lui même lui avait tracé, il le fit venir dans la salle du trône et lui expliqua, comme ses droits le lui autorisaient, qu'il allait adouber lui même son fils qui n'aurait pas à aller à Dol Amroth. Il est simple de deviner que Meneliath prit cela très mal, il pensait que son père l'avait trahi. Alors lui dit des choses, des choses qu'il regrettera énormément par la suite. Puis il partit. Même sa mère adorée ne parvint à le retenir, tout au plus il lui laissa déposer un baiser sur sa joue...

Il se rendait à la cité, où il avait bien l'intention de faire ses preuves. C'est sur la route qu'il rencontra le Chevalier D'Estaing, qui se rendait à la cour pour observer l'adoubement des jeunes nobles en âge de le recevoir. Ils décidèrent de faire la route ensemble, Meneliath était ravi car le Chevalier D'Estaing était un homme très réputé ! Le modèle de la Chevalerie du Gondor, le Chevalier Cygne par excellence. Le jeune garçon buvait chacune de ses paroles, il gravait dans sa mémoire chacun de ses conseils, pour devenir encore meilleur. Mais le Chevalier n'était pas dupe, il voyait bien que quelque chose clochait avec ce garçon, alors, subtilement, il lui tira les vers du nez. Et il apprit enfin pourquoi le garçon voyageait seul, avec si peu de vivre et en tenue de combat. Lui même n'avait pas d'écuyer, le sien était devenu Chevalier au printemps, aussi, ayant décelé la fougue dans l’œil de Meneliath, il se proposa pour devenir son mentor. Oh il ne désirait pas s'attirer le courroux de Gondil, qu'il connaissait de réputation, mais était-il plus sage de laisser ce jeune homme errer ?

C'est ainsi que Meneliath reçu la formation de l'un des plus éminents experts dans le domaine militaire. Il s’entraînait sans relâche, jusqu'au sang, il ne voulait pas décevoir son maître, il refusa l'adoubement, se jugeant indigne de son tuteur. Il s’entraînait, s’entraînait, s’entraînait, encore, toujours, du matin au soir. Jamais un forgeron n'avait vu un militaire user si vite ses armes. Un jour, plusieurs années après son départ de la résidence familiale, le Chevalier D'Estaing vint voir Meneliath. Il lui expliqua qu'il était temps pour lui de passer les épreuves, que s'il échouait il ne serait plus son élève. Et il le défia en duel.
Le combat eut lieu sur la grande place de la cité. Dans son armure d'acier, étincelante sous la lumière du soleil, grand et bien bâti, Meneliath faisait face à son mentor, tenant fermement son épée. D'Estaing lui, avait revêtu son armure de bataille, forgée à l'effigie du cygne, d'un acier mystérieux aux reflets bleutés, il semblait être un colosse que personne n'aurait pu ébranler. Meneliath déglutit avec difficulté mais ne recula point. C'était le jour, le jour de montrer à tous que lui aussi ferait partie de la légende, que son nom serait un jour sur toutes les lèvres. Et pour cela quoi de mieux que de vaincre son mentor et ami, le légendaire Chevalier D'Estaing ?

Dans un puissant hurlement, censé canaliser ses forces, il se jeta sur le Chevalier Cygne. Les épées s’entrechoquaient dans un bruit de tonnerre, tout deux luttant comme pour sauver leur vie, l'acier ne faisant qu'un avec leurs corps, le soleil faisant étinceler leurs armures, on aurait dit avoir là d'anciens et légendaires guerriers d'Ouistreness, les braves vivant sur Numénor... Le combat était épique, il s’éternisait, chacun ne voulait céder une once de terrain à son adversaire. Les citadins étaient interloqués, jamais ils n'avaient vu une telle fougue. Les lames allaient si vite que la lumière se reflétant dessus semblait provenir de l'acier lui même. Meneliath donnait absolument tout ce qu'il avait, tout son corps le faisait atrocement souffrir mais sa volonté ne faiblissait pas. Encore un peu plus, toujours un peu plus, le cygne se fatiguerait avant lui, après tout il était bien plus vieux... Il ne cessait de ressasser ces mots, et tandis que le soleil se couchait à l'horizon il devait puiser dans ses dernières forces pour asséner un coup d'une telle violence qu'il aurait tranché un Troll...

Le Chevalier D'Estaing parvenait à maintenir son élève en respect avec beaucoup de mal, le combat était long, il avait le souffle court, s'il ne prenait pas l'avantage la jeunesse l'emporterait. Fort heureusement, l'expérience, en matière de combat, prévalait toujours sur la fougue de la jeunesse... Alors que Meneliath levait ses bras dans un ultime effort pour le terrasser, le cygne se glissa sur le flanc de son adversaire et lui porta un coup si rapide que la lame ne fut même pas visible. Dans le même temps l'épée du jeune Meneliath fendit l'air, nourrie d'une puissance dévastatrice...

Un casque s'envola dans les airs, un genou plia et une épée heurta le sol. Un corps s'effondra et un autre parvint avec difficulté à rester debout. Les citoyens n'arrivaient pas à croire ce qu'ils venaient de voir, tous étaient restés là, figés, contemplant la splendeur des guerriers de jadis, imaginant avec peine les souffrances que ce combat venait d'infliger aux deux hommes. L'épée de Meneliath était par terre, non loin d'un petit cratère qu'elle venait de causer, les dalles de pierre blanche totalement éclatées. Son propriétaire, lui, gisait au sol, sans casque, le visage couvert d'un mélange de sang, de sueur et de larmes. Il ne parvenait plus à bouger un doigt, il était vide de toute force, incapable même de respirer correctement. Au dessus de lui, le colosse inébranlable s'appuyait sur son épée pour éviter de chuter. D'un geste fébrile il releva sa visière, le visage tuméfié il souriait, jamais il n'aurait imaginé être poussé si loin dans ses retranchements, il ne s'était pas trompé sur ce garçon... Alors qu'il s’apprêtait à lui adresser quelques mots, un tumulte assourdissant recouvrit la place. Les gens hurlaient, félicitaient les deux guerriers, ils applaudissaient à tout rompre, fier de voir ainsi la fine fleur de la Chevalerie. Puis s'ajouta au tumulte ambiant des bruit de pas lourds, métalliques : la garde du Prince... Le Prince lui même avait pu voir une partie du duel et tenait à venir féliciter les champions.

Malgré sa défaite, Meneliath fut couvert de gloire, et, effectivement, son nom était sur toutes les bouches. Le Chevalier d'Estaing lui retira son parrainage, lui affirmant que désormais il n'avait plus rien à lui apprendre : il était, enfin, un Chevalier et nul doute qu'il serait l'un des meilleurs, surpassant même son mentor... Dans les semaines qui suivirent le duel, Meneliath pu fréquenter la crème de la noblesse Amrothienne, se voyant offrir de nombreux présents : armes, armures, or, chevaux... Tous voulaient connaître, et avoir pour ami, celui qui avait fait vaciller le titan D'Estaing.

C'est ainsi que le jeune Meneliath se fit connaître, il palpait enfin son rêve. Il était de toutes les missions, de toutes les quêtes, luttant contre des brigands, des pirates, allant même combattre en Ithilien ou à Osgiliath. Sa renommée surclassa bientôt celle de son mentor, toute les jeunes filles voulaient le rencontrer. Il eut l'occasion un jour de dîner à Minas Tirith, à la table des intendants. Il devint bientôt le modèle de tout les jeunes Chevaliers. Mais son succès n'était pas complet... Il n'avait pas reçu les félicitations de son père et n'avait que trop repoussé son retour à la maison. C'est un matin d'hivers qu'il prit la route de VieuBosc. Il l'y retrouva alité, souffrant, entre les mains de la grande faucheuse. Le vieillard n'avait pas manqué de suivre, de loin, les exploits de son fils, et il avait compris qu'il avait fait erreur. Cet enfant était destiné à de bien plus grandes choses que de garder une vieille tour, fut-elle si importante. Son dernier acte de vivant fut de serrer la mains de son fils, lui exprimant ainsi toute sa fierté. Il mourut la nuit suivante, dans les bras de sa femme, partagée entre la joie de revoir son fils et le chagrin de la perte de son époux.

Attristé par la mort de son père, regrettant de n'avoir pu être plus présent, Meneliath décida de reprendre les rênes du fief...

A suivre...
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